Bannière L'enfant multiple d'après Andrée Chedid de la Compagnie Les Vagabonds des Etoiles

L’enfant multiple est édité par Flammarion.
Il est proposé au programme des 5èmes sur la thématique de l’héroïsme.


GENRE : Marionnette – Arts du récit
PUBLIC : Jeune public / Tous publics à partir de 9 ans
DURÉE : 1h00


Le spectacle

Fils d’une mère libanaise, d’un père égyptien et petit-fils d’un grand-père troubadour, Omar-Jo est un enfant heureux. Mais il habite Beyrouth. Les hommes se font la guerre. En 1987, devant la porte de chez eux, une explosion… Elle lui arrache plus que la vie. Ses parents. Son bras. Son pays. À Paris, il rencontre Maxime, un forain. Son manège périclite ? L’enfant va le sauver ! Sur la piste, au milieu des animaux et des véhicules incroyables, il chante et danse comme son grand-père au village.

Une histoire qui nous donne envie de vivre, d’aimer, de créer.
Avec une approche pluridisciplinaire mêlant marionnette et récit, le tout accompagné de musiques originales, ce spectacle relève le défi du roman cinématographique et poétique d’Andrée Chedid.

Distribution

Charlotte Clément : Adaptation, Mise en scène et Jeu.
Stefan Mandine : Musiques originales et Jeu.
Benjamin Olinet : Décor et accessoires
Alma Roccella : Création marionnettes et accessoires
Kévin Villena : Création lumière
Stéphane Lefranc : Direction marionnettes
Diffusion : Les Vagabonds des Étoiles

Soutiens

Studio Théâtre de Stains (93) – Coproduction et préachats
Théâtre Municipal Armand (13)
– Mise à disposition et préachats
Théâtre de Cuisine (13)
– Mise à disposition
Théâtre Toursky (13) – Mise à disposition
Espace Culturel Jean Ferrat (13)
– Mise à disposition
Vélo Théâtre (84) – Mise à disposition
Mairie de Saint-Jean Saint-Nicolas (05)
– Mise à disposition
Les Aires – Théâtre de Die du Diois (26) – Mise à disposition

Partage en photos de nos étapes de travail

Maxime et Omar-Jo, 1er jour de rencontre

Note d’intention

Je découvre ce roman en pleine période de confinement et c’est pour moi un chef d’œuvre faisant fortement échos à notre actualité. Je viens de rencontrer le héros dont nous avons tous besoin : Omar-Jo, âgé de 12 ans. L’écriture cinématographique et poétique d’Andrée Chedid, son récit à la fois réaliste et fabulaire, son goût pour la vie et l’espoir sans nier les difficultés sont exactement dans l’esprit et les questionnements de la compagnie.

Quand la vie semble nous échapper, quand nos destins sont étroitement liés à des évènements qui nous dépassent, quand la vie nous enlève ce que nous avons de plus précieux, comment garder espoir ? Comment se réapproprier nos vies ? Comment s’ouvrir à l’autre et à la différence ? Comment continuer de vivre et oser être heureux ?

Ces questions nous semblent urgentes. Je pense à mon fils et à cette ambiance morose généralisée qui persiste depuis le confinement et qui s’est aggravé depuis. Avec la menace de la troisième guerre mondiale, la montée des discriminations, la fragilisation de nos droits fondamentaux dont nos droits culturels, il est nécessaire de donner envie aux enfants et aux jeunes de repenser leur futur individuel et collectif, de leur donner espoir. Nous pensons à toutes les confusions autour des différentes cultures qui entament parfois les relations entre personnes du même quartier, du même établissement scolaire, du même pays. Nous pensons aux préjugés dont sont victimes les personnes exilées partout dans le monde. Nous pensons au Liban, à celui d’hier, à celui d’aujourd’hui ; aux pays en guerre. Nous pensons aux enfants et aux adultes qui doivent se reconstruire dans un pays qui n’est pas encore le leur. Nous pensons aux enfants et aux adultes qui doivent apprendre à vivre avec des personnes d’une autre culture. Nous pensons aux crises identitaires et à l’urgence d’apprendre à vivre ensemble, d’être curieux de l’autre plutôt que d’en avoir peur. Nous pensons aux personnes en situation de handicap. Omar-Jo s’adresse aussi à eux. Avec son seul bras, il relève tous les défis de la vie et encourage Maxime et son public à le regarder comme un enfant avant de le regarder comme un « estropié ». De la même manière, il nous encourage à le regarder comme un individu avant de le regarder comme un étranger. Il est l’enfant multiple. Il est l’enfant du monde.

C’est ainsi que je commence à travailler sur une adaptation jeune public pour deux marionnettistes.en recentrant notre histoire sur Omar-Jo et sa relation avec Maxime à Paris et celle avec son grand-père au Liban, grande source d’inspiration de notre héros et incarnation de la tolérance multiculturelle et de la paix.

Note de mise en scène

Le Manège 
Objet central de notre histoire, le Manège est le symbole de la vie qui continue de tourner, quoiqu’il arrive. Il est à la fois le terrain de jeu d’Omar-Jo et l’espace de rêve de Maxime, de son abandon à son dépassement. Au centre de la scénographie, c’est autour de lui que tout le reste s’imagine. Il est le cinquième personnage de notre histoire et vit au rythme des états émotionnels de notre héros.
Un moteur intégré et contrôlé depuis la régie lui donne son rythme et ses coups d’arrêt.
La lumière embarquée nous permet aussi de jouer sur son évolution et sa magie.

Quatre marionnettes sur table
L’histoire est racontée par deux comédien.ne.s et incarnée par quatre marionnettes. Les comédien.ne.s incarneront uniquement les personnages secondaires.
Les marionnettes, en plus de nous permettre de jouer dans une dimension plus petite et de mettre de la distance dans les scènes tragiques, nous offrent une liberté folle dans ses animations. Omar-Jo, grand amoureux de Chaplin et acrobate, pourra surprendre son public par son agilité, même avec un seul bras !

Croquis du Vieux Joseph, par Alma Roccella

Joseph

Croquis d'Omar-Jo par Alma Roccella

Omar-Jo

Croquis de Rosie par Alma Roccella

Rosie

Croquis de Maxime par Alma Roccella

Maxime

Une table pour dix lieux entre le Liban et Paris
Le Liban, comme la France, nous entrainent chacun dans des lieux différents. Au Liban, nous irons au Port de Beyrouth, dans un cimetière, sur les décombres de l’attentat et dans le jardin du vieux Joseph, au cœur des montagnes. En France, nous irons à la gare de Lyon, dans la cuisine de Tante Rosie, chez Maxime, dans une chambre d’hôpital et dans le jardinet, pas très loin du Manège.

Ces différents espaces seront joués sur une table à roulette et suggérés par des objets révélateurs. Ce dispositif permet ainsi de passer rapidement d’un espace à un autre, en passant parfois par le récit.
À l’image du texte d’Andrée Chedid, nos personnages évolueront dans un univers esthétique emprunt de réalisme et d’onirisme.

Le port de Beyrouth

Le jardinet

Chez Maxime

Éléments de la gare et du jardinet

Entre passé et présent
L’écriture cinématographique d’Andrée Chedid ne cesse de faire des va-et-vient entre les deux pays en nous faisant voyager sur la ligne du temps à travers des flash-back narratifs ou des souvenirs surgissant dans le présent ou le passé. Ces derniers seront traités en superposant deux espace-temps grâce à la lumière et à un travail sonore faisant resurgir les voix et les sons du passé, avant de revenir à un autre présent, celui de la reconstruction, celui de l’avenir.

Médiations culturelles proposées

Ces actions sont à définir en collaboration avec l’organisateur et son partenaire (établissements scolaires du CM1 à la terminale, structures sociales, centres pour les personnes en situation de handicap physique, associations ou centres d’accueil pour les personnes exilées …) en fonction du temps accordé à l’action, du nombre de participant.e.s, de leurs intérêts et de leur âge.

Sur des temps courts :

  • Atelier d’initiation au théâtre ou à la marionnette.
  • Rencontre avec l’un.e des artistes : présentation d’une marionnette et échange autour des croyances et des émotions provoquées par la présence d’une marionnette, un objet animé / partage d’expérience autour du processus de création / présentation des différents métiers du spectacle vivant / échange en préparation à la représentation ou en aval du spectacle.

Sur des temps plus longs :

  • Écriture et Création de saynète en lien avec les thématiques du spectacle (l’amitié, l’exil, la séparation, le multiculturalisme…) et la vie et l’envie des participant.e.s.
  • Laboratoire de recherche artistique autour de L’enfant multiple d’après Andrée Chedid
    Nous proposons d’inviter les participant.e.s à s’imaginer dans un laboratoire de recherche artistique en se positionnant en tant que chercheur-créateur et observateur-spectateurs. Comment passer de l’écrit à la scène ?

    L’atelier se présente en deux temps :
    Un premier temps est consacré à la transmission des outils de jeu du comédien et du conteur ainsi qu’à l’exploration de l’animation de marionnettes simples.
    Un second temps est consacré à la créativité. À partir de lectures d’extraits du roman L’enfant multiple d’Andrée Chedid, les participant.e.s seront invités à mettre en jeu un passage de leur choix. Pour cela ils auront la possibilité d’utiliser le récit et le théâtre en incarnant eux-mêmes les personnages ou d’utiliser le récit et la marionnette.
    Selon la volonté du groupe et l’avancée du laboratoire, nous pourrons présenter devant un public « ami » les saynètes, résultats de nos recherches collectives. En aucun cas, l’atelier doit se réaliser avec cet objectif, l’important étant le processus de création.

N’hésitez pas à nous contacter pour en rêver ensemble !

Les Vagabonds des Étoiles