
L’enfant multiple est édité par Flammarion.
Il est proposé au programme des 5èmes sur la thématique de l’héroïsme.
GENRE : Marionnette – Arts du récit
PUBLIC : Jeune public / Intergénérationnel dès 9 ans
DURÉE : 1h00
PROCHAINS RENDEZ-VOUS :
Théâtre Municipal Armand – Salon-de-Provence (13)
Jeudi 26 novembre à 14h15
Vendredi 27 novembre à 9h30 et 14h15
★ Le spectacle★
Fils d’une mère libanaise, d’un père égyptien et petit-fils d’un grand-père troubadour, Omar-Jo est un enfant heureux. Mais il habite Beyrouth. Les hommes se font la guerre. En 1987, devant la porte de chez eux, une explosion … Elle lui arrache plus que la vie. Ses parents. Son bras. Son pays. À Paris, il rencontre Maxime, un forain. Son manège périclite ? L’enfant va le sauver ! Sur la piste, au milieu des animaux et des véhicules incroyables, il chante et danse comme son grand-père au village.
Une histoire qui nous donne envie de vivre, d’aimer, de créer.
Avec une approche pluridisciplinaire mêlant marionnette et récit, le tout accompagné de musiques originales, ce spectacle relève le défi du roman cinématographique et poétique d’Andrée Chedid.




★ Distribution ★
Charlotte Clément : Adaptation, Mise en scène et Jeu.
Stefan Mandine : Musiques originales et Jeu.
Benjamin Olinet : Décor et accessoires
Alma Roccella : Création marionnettes et accessoires
Kévin Villena : Création lumière
Stéphane Lefranc : Direction marionnettes
Marine Dehout : Chargée de production
Diffusion : Les Vagabonds des Étoiles
★ Soutiens ★
Studio Théâtre de Stains (93) – Coproduction et préachats
Théâtre Municipal Armand (13) – Mise à disposition et préachats
Théâtre de Cuisine (13) – Mise à disposition
Théâtre Toursky (13) – Mise à disposition
Espace Culturel Jean Ferrat (13) – Mise à disposition
Vélo Théâtre (84) – Mise à disposition
Mairie de Saint-Jean Saint-Nicolas (05) – Mise à disposition
Les Aires – Théâtre de Die du Diois (26) – Mise à disposition


★ Retours des spectatrices et spectateurs ★

Maxime, la 40ène : « Votre spectacle m’a bouleversé. D’habitude quand je vois un bébé, je me demande pourquoi les parents l’ont fait naitre dans ce monde de merde. Et hier j’ai croisé un bébé dans les bras de sa mère et pour la première fois depuis longtemps, je me suis dit que c’était beau et je n’ai pas pu m’empêcher de dire à haute voix : « Toi, tu seras le sauveur du monde. »
Zac, 16 ans : « D’habitude j’ai du mal à me concentrer mais là j’ai kiffé grave ! »
Alice, 13 ans : « Je n’avais jamais vu de marionnettes comme ça. C’est le meilleur spectacle de ma vie. »
Tino, 15 ans : « C’était trop bien ! Même la lumière ! C’est trop beau. »
Violaine, la 30ène : « Je n’ai pas vu le temps passé. Aucune longueur. Quand la scène finale est arrivée, je me suis dit : Déjà ? »
Émilie, la 40ène : « On se croyait au cinéma. C’est fluide. On rentre tout de suite dedans. »
Julie, la 40ène : « Vous êtes toujours aussi précis et méticuleux. C’est beau. Je n’ai pas arrêté de pleurer, même dans les scènes joyeuses. »
Juliette, la 20ène : « Très touchant. »
★ Note d’intention★
Je découvre ce roman en pleine période de confinement et c’est pour moi un chef d’œuvre faisant fortement échos à notre actualité. Je viens de rencontrer le héros dont nous avons tous besoin : Omar-Jo, âgé de 12 ans. L’écriture cinématographique et poétique d’Andrée Chedid, son récit à la fois réaliste et sublime, son goût pour la vie et l’espoir sans nier les difficultés sont exactement dans l’esprit et les questionnements de la compagnie. Andrée Chedid a cette capacité à faire resurgir, à partir d’expérience douloureuse, une forme d’élévation, de fraternité et de lumière ; elle parvient à transformer la guerre, l’exil, la solitude en élan vital.
Quand la vie semble nous échapper, quand nos destins sont étroitement liés à des évènements qui nous dépassent, quand la vie nous enlève ce que nous avons de plus précieux, comment garder espoir ? Comment se réapproprier nos vies ? Comment faire émerger la beauté et la fraternité au cœur même de la fragilité humaine ?



Ces questions nous semblent urgentes. Je pense à mon fils et à cette ambiance morose généralisée qui persiste depuis le confinement et qui s’est aggravé depuis. Avec la menace de la troisième guerre mondiale, la montée des discriminations, la fragilisation de nos droits fondamentaux dont nos droits culturels, il est nécessaire de donner envie aux enfants et aux jeunes de repenser leur futur individuel et collectif, de leur donner espoir. Nous pensons à toutes les confusions autour des différentes cultures qui entament parfois les relations entre personnes du même quartier, du même établissement scolaire, du même pays. Nous pensons aux préjugés dont sont victimes les personnes exilées partout dans le monde. Nous pensons au Liban, à celui d’hier, à celui d’aujourd’hui ; aux pays en guerre. Nous pensons aux enfants et aux adultes qui doivent se reconstruire dans un pays qui n’est pas encore le leur. Nous pensons aux enfants et aux adultes qui doivent apprendre à vivre avec des personnes d’une autre culture. Nous pensons aux crises identitaires et à l’urgence d’apprendre à vivre ensemble, d’être curieux de l’autre plutôt que d’en avoir peur. Nous pensons aux personnes en situation de handicap. Omar-Jo s’adresse aussi à eux. Avec son seul bras, il relève tous les défis de la vie et encourage Maxime et son public à le regarder comme un enfant avant de le regarder comme un « estropié ». De la même manière, il nous encourage à le regarder comme un individu avant de le regarder comme un étranger. Il est l’enfant multiple. Il est l’enfant du monde.
C’est ainsi que j’ai commencé à travailler à l’adaptation de ce roman en une version jeune public destinée à deux marionnettistes. J’ai choisi de recentrer le récit sur Omar-Jo, sur sa relation avec Maxime ainsi que sur le lien qui l’unit à son grand-père, figure inspirante incarnant la tolérance, la joie et la paix.



★ Médiations culturelles proposées★
Ces actions sont à définir en collaboration avec l’organisateur et son partenaire (établissements scolaires du CM1 à la terminale, structures sociales, centres pour les personnes en situation de handicap physique, associations ou centres d’accueil pour les personnes exilées …) en fonction du temps accordé à l’action, du nombre de participant.e.s, de leurs intérêts et de leur âge.
Sur des temps courts :
- Atelier d’initiation au théâtre ou à la marionnette.
- Rencontre avec l’un.e des artistes : présentation d’une marionnette et échange autour des croyances et des émotions provoquées par la présence d’une marionnette, un objet animé / partage d’expérience autour du processus de création / présentation des différents métiers du spectacle vivant / échange en préparation à la représentation ou en aval du spectacle.
Sur des temps plus longs :
- Écriture et Création de saynète en lien avec les thématiques du spectacle (l’amitié, l’exil, la séparation, le multiculturalisme…) et la vie et l’envie des participant.e.s.
- Laboratoire de recherche artistique autour de L’enfant multiple d’après Andrée Chedid
Nous proposons d’inviter les participant.e.s à s’imaginer dans un laboratoire de recherche artistique en se positionnant en tant que chercheur-créateur et observateur-spectateurs. Comment passer de l’écrit à la scène ?
L’atelier se présente en deux temps :
Un premier temps est consacré à la transmission des outils de jeu du comédien et du conteur ainsi qu’à l’exploration de l’animation de marionnettes simples.
Un second temps est consacré à la créativité. À partir de lectures d’extraits du roman L’enfant multiple d’Andrée Chedid, les participant.e.s seront invités à mettre en jeu un passage de leur choix. Pour cela ils auront la possibilité d’utiliser le récit et le théâtre en incarnant eux-mêmes les personnages ou d’utiliser le récit et la marionnette.
Selon la volonté du groupe et l’avancée du laboratoire, nous pourrons présenter devant un public « ami » les saynètes, résultats de nos recherches collectives. En aucun cas, l’atelier doit se réaliser avec cet objectif, l’important étant le processus de création.
N’hésitez pas à nous contacter pour en rêver ensemble !
★ BONUS – les croquis ★










